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Découvrez la richesse du kān Yú Shù :

 

véritable éco-philosophie de la nature des temps anciens

 

 

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Le kān Yú Shù, où comment apprendre à observer la voie du Ciel et de la Terre

 

Toutes les traditions premières ont pour base la compréhension et le respect de la nature. Sur tous les continents de notre planète, l’homme a tenté de structurer une vision qui lui permet de se situer dans son environnement, de comprendre le sens de la vie, et de s’y intégrer en équilibre. De nos jours, ces diverses traditions primitives sont souvent regroupées sous le terme de chamanisme.

Le kān Yú Shù  est certainement un des concepts écologiques les plus anciens.  Il a évolué pendant que se développait la science du Feng-Shui, des diverses pratiques de santé (MTC, Tai-ji-quan, Qi-gong, techniques méditatives, etc.) et des règles sociales.

La particularité de ces disciplines est qu’elles se sont enrichies tout au long de l’histoire de l’Asie, pour aboutir au développement d’une véritable science de la vie, qui peut s’appliquer à tous les domaines de l’existence.

 

 Deux grandes sections d’étude

 

Le kān Yú Shù se divise en deux grandes sections, l’étude de l’homme d’un coté et l’étude de la nature de l’autre.

 

– L’étude de l’homme permet d’aborder son fonctionnement, physique, émotionnel et psychique. De poser des repères spatiaux-temporels pour donner du sens à la/sa vie. C’est par une approche de l’individu dans sa globalité, que nous pouvons comprendre les interactions qui opèrent en lui.

Ces interactions définissent, ses humeurs, désirs, peurs, doutes, intérêts, attraits et répulsions, équilibre et déséquilibre. Mais également son adéquation ou son inadéquation aux  facteurs environnementaux.

 

– L’étude de la nature se fait dans son sens le plus vaste, le biotope. Il propose un regard sur l’environnement proche, constitué par la configuration du paysage immédiat et la vie qui l’anime. Le rôle des règnes végétal, animal et minéral et leurs interactions réciproques. Mais également l’étude du fonctionnement de la terre dans son ensemble, par le fonctionnement des saisons, du climat et de son cycle planétaire, puis du système solaire et de l’univers dans son ensemble (fonctionnement de la voute céleste)

 

Ces deux approches d’étude combinées entre elles, offrent une vision globale de la vie, de ses interactions, de ses rythmes et de leurs influences réciproques. De la sorte, elles permettent à l’homme de se situer dans son environnement.

 

Le kān Yú Shù pour se reconnecter avec la globalité de la nature

 

A force d’être pris par notre quotidien, nos sens se sont atrophiés, faire une pause est un moment propice à la redécouverte de ses aptitudes endormies.

 

Les pratiques Taoïstes, exécutées dans des espaces naturels, offrent à l’homme une véritable possibilité d’y vivre en symbiose. Elles sont basées essentiellement sur une observation attentive de la nature et de toutes ses composantes. L’homme, lorsqu’il s’arrête et fait l’effort d’être dans l’instant présent, a l’opportunité de rentrer en contact direct avec tout ce qui l’entoure.

 

L’objectif principal est de nourrir le corps et l’esprit en souffles vitaux, pour maintenir la santé et atteindre la longévité. De nombreuses techniques existent pour développer ces perceptions qui sont indispensables à notre équilibre intérieur.

Regarder, écouter, gouter, sentir, toucher, dans de bonnes conditions vont nourrir nos sens en énergies vitales et alimenter notre esprit de façon bénéfique.

 

 Un seul sujet : la Vie

Deux outils fondamentaux : observer et expérimenter

 

 Observer

 

L’être humain passe son temps à s’affairer et s’occuper à de multiples taches quotidiennes. La plus grande partie de son attention est accaparé par des activités routinières.   

Pour développer une observation correcte, il est nécessaire de s’arrêter, de sortir de ses automatismes quotidiens. De s’octroyer un moment à soi, pour observer la vie, observer sa vie, s’observer dans la vie.

 

Observer régulièrement, un sujet particulier ou un ensemble de phénomènes présent dans la nature,  permet d’en extraire plus d’informations. Pour plus d’efficacité, il est indispensable d’adopter une certaine attitude, être ni trop fermé (rationnel qui veut des preuves), ni trop ouvert (croyances aveugles).

 

Expérimenter

 

Un schéma vaut mieux que mille mots, une expérience vaut mieux que mille schémas !

 

La connaissance théorique n’est que partielle, elle peut évidemment nous servir, mais ne peut nous apporter ce que l’expérience contient. Nous pouvons comprendre intellectuellement des milliers de choses, puis en discourir, cela abouti le plus souvent à l’encombrement de l’esprit.

Lorsque le mental étudie un sujet, il n’en saisit qu’une partie, le mental joue le rôle de diviseur, teinté de jugement qui s’empresse de tout classifier en j’aime ou je n’aime pas. Ce qui fausse d’embler l’expérience.

 

Une théorie n’a de sens que lorsqu’elle est éprouvée par la pratique. Le mental qui la saisit, s’empresse toujours d’y adjoindre des limites. Pour qu’elle puisse prendre tout son sens, il faut l’éprouver dans le temps.

 

La compréhension se trouve dans la découverte de la réponse. Dans l’étude du kān Yú Shù il est impératif de toujours expérimenter les théories par soi même. Un professeur peut vous montrer la voie à prendre, seul vos pas, sur le chemin indiqué, vous apporteront une véritable compréhension. Si vous ne faites que croire les paroles du professeur, l’authentique savoir vous échappera toujours.

 

Apprendre le langage de la nature, pour pouvoir lire le grand livre de la vie

 

Observer la nature dans toutes ses dimensions, dans toute sa diversité, équivaut à la lecture d’un livre. Une fois ce livre ouvert, on y découvre une multitude de chapitres : le premier, incontournable, nous permet de découvrir le langage qu’il nous faut apprendre pour lire correctement l’ensemble des chapitres suivants.

Le second chapitre aborde les règles qui animent la vie et  l’univers, il explique comment la trame est brodée, comment toutes ses combinaisons sont inter-reliées, et surtout comment il est possible d’appréhender l’ensemble dans sa globalité.

Ensuite nous pouvons y trouver une multitude de sujets particuliers, le chapitre de la terre, celui du ciel, des trois règnes d’existences, des humains, le chapitre du vent, de l’eau, du paysage, des montagnes, des plaines, des rythmes de la nature, et ainsi de suite.  

 

Un système humaniste et universel

 

Le kān Yú Shù est profondément humaniste et universel. Basé sur une logique pragmatique, il permet de développer une vision globale de la vie et de donner un véritable sens à la vie.

 

L’Homme et la Nature sont intimement liés. La nature, nous montre en permanence que l’équilibre procède de la biodiversité. Toutes ses composantes suivent et respectent les cycles des saisons, de la vie, et assument le rôle qui leur est imparti, seul l’être humain s’en est écarté.

 

L’objectif global est d’apprendre à observer la nature qui nous entoure, et de saisir l’importance de son impact sur notre vie, notre santé, notre psychisme.

 

Le Tao, une voie profondément laïque et naturaliste

 

Le Tao n’est pas fondé sur une croyance ni sur aucun dogme, mais sur des faits observables, compilés pendant plusieurs millénaires. De ces observations ont été extraites des théories transposables en toutes choses.    

 

Elles se basent sur l’application de valeurs vertueuses telles que le respect des parents, des ainés et des ancêtres (savoir écouter la sagesse des anciens), de règles communautaires (pour vivre ensemble harmonieusement), et surtout du respect de la nature et de ses cycles saisonniers.

 

Le Tao est uniquement basé sur une pragmatique transposable dans la vie de tous les jours. Il est profondément naturaliste, puisqu’il permet de comprendre le fonctionnement de l’homme, des saisons, de la vie animale et végétale, de la nature en général.

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